Une équipe de chercheurs internationaux sous l’égide de l’ Université de Stockholm a découvert pour quelle raison certains motoneurones résistent à l’avarie suite à la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie pour laquelle il n’existe aucun traitement valable en ce moment. Les conclusions, rapportées dans Genome Research, peuvent contribuer aux développements de nouvelles thérapies pour cette maladie nerveuse progressive et incurable.
Au travers de l’analyse de millions de molécules messagères RNA (mRNA), les chercheurs ont mis en carte l’activité des gènes en cas de forme transmissible de la SLA occasionnée par des mutations endéans le gène SOD1, réagissent à peine à la maladie. Il en ressortait que certains motoneurones, notamment ceux guidant les muscles oculaires, Ces cellules contiennent des niveaux basiques de facteurs qui protègent le système nerveux, telles En1, Pvalb, Galanin et Cd63.
L’activation de gènes simultanés
Des cellules nerveuses sensibles au contraire essaient de se protéger activement par l’activation temporaire des gènes protecteurs. En meme temps, les gènes promoteurs tels Atf3 et Sprr1a (régénérants) sont activés, visant le rétablissement du contact perdu des muscles. Ces essais ne sont pas fructueux, ce qui coontribue à la dégénérescence de la SLA.
“L’aperçu que certains neurones produisent d’ores et déjà de hauts niveaux de facteurs qui protègent, révèle de nouvelles perspectives.”, selon les dires d’ Eva Lund, professeur en neurochimie auprès de l’ Université de Stockholm. “De par le développement de thérapies, imitant ou renforçant le mécanisme de protection, nous pouvons éventuellement soutenir les motoneuronnes vulnérables”.
Apprentissage automatique
L’équipe de chercheurs a également fait appèl à l’apprentissage automatique afin d’analyser des réactions génétiques auprès de motoneurones sensibles. De cette façon, ils ont pu identifier trois gènes – VGF, INA et PENK – en tant que biomarkeurs prometteurs pour la SLA. Ces gènes paraissaient fiables en tnat qu’indicateurs de maladie, nonobstant le type de mutation génétique.
Selon l’auteur initial, Irene Mei, doctorant à l’ Université de Stokholm, cela offre des points de repère aux diagnostics précédents et au suivi précis de l’évolution de la maladie : “Nous espérons que ces biomarqueurs pourront etre utilisés à l’avenir afin de mieux prédire la SLA et dans la mesure du possible d’évaluer les effets du traitement.”
L’étude, menée en collaboration avec l’Institut du Cerveau de Paris et l’Université d’Örebro, contribue à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans les maladies neurodégénératives. En combinant l’analyse transcriptionnelle et l’IA, les chercheurs soulignent l’importance d’approches personnalisées pour traiter des mécanismes pathologiques jusqu’ici peu traitables. Les résultats de l’étude ont été publiés dans Genome Research.
Diagnostic SLA
Plus tôt cette année, nous avons présenté une nouvelle étude française porteuse d’espoir pour le diagnostic de la SLA. Cette étude a comparé trois biomarqueurs sanguins : les protéines à chaîne légère des neurofilaments, les protéines acides gliales et la protéine tau 181 phosphorylée. Les résultats montrent que les taux de protéines à chaîne légère des neurofilaments sont significativement élevés chez les patients atteints de SLA (trois fois plus élevés que dans des conditions comparables) et permettent d’identifier la maladie avec une précision de plus de 80 %.
En revanche, les autres biomarqueurs se sont révélés peu fiables, avec une précision d’environ 50 % seulement. De plus, les taux de protéines à chaîne légère des neurofilaments semblent également avoir une valeur prédictive : les patients présentant des taux plus faibles présentaient un taux de survie à un an plus élevé, tandis que ceux présentant des taux plus élevés étaient décédés.
Traduction : Eric Kisbulck
Source : ICT & Health News

