2 février 2026
Une équipe de recherche chinoise a mis au point le premier système au monde de suivi oculaire autoalimenté qui génère de l’électricité à partir du clignement (des yeux), permettant aux patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) de contrôler leur fauteuil roulant du regard, a rapporté dimanche le Science and Technoogy Daily.
Le système a été développé par une équipe dirigée par Long Yunze, professeur à l’université de Qingdao, en collaboration avec des partenaires de recherche.
Il permet de surmonter l’obstacle notoire, connu de longue date, de l’alimentation électrique des dispositifs conventionnels de suivi oculaire.
Les produits existants reposent sur des sources d’énergie externes, ce qui constitue un frein majeur à leur utilisation pratique. Pour les patients qui tentent de contrôler un fauteuil roulant avec des systèmes de suivi oculaire traditionnels, le poids et la complexité des équipements fixés sur la tête, les câbles d’alimentation emmêlés et les alertes fréquentes de batterie faible érigent souvent, « un mur élevé » entre eux et la mobilité indépendante.
Pour relever ce défi, l’équipe de Long a proposé une nouvelle approche : laisser les yeux générer leur propre énergie. Le système de suivi oculaire autoalimenté adopte une conception à double couche combinant une lentille de contact et une paire de montures de lunettes. Il est ultraléger, ne diffère pas du port de lunettes ordinaires et tire toute l’énergie dont il a besoin des mouvements oculaires, éliminant ainsi les batteries et atteignant une véritable autonomie énergétique.
Long a dit que le système crée une véritable « mini-centrale électrique » au sein de l’œil.
Une couche de polydiméthylsiloxane, fixée au globe oculaire comme une lentille de contact, fonctionne comme un microgénérateur triboélectrique, produisant en continu des charges électriques par friction chaque fois que l’utilisateur cligne des yeux ou les bouge, selon le rapport.
Une paire de lunettes équipée d’électrodes transparentes en oxyde d’indium-étain autour des verres sert de « transmetteur de signal ». Par induction électrostatique, les électrodes captent précisément les variations dans la répartition de la charge et les convertissent en temps réel en signaux électriques reconnaissables, lesquels sont ensuite transmis via des circuits de commande à des dispositifs externes, permettant un contrôle précis, toujours selon le rapport.
Traduction: Viviane
Source: Global Times

