
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie rare. Ceci est principalement dû au fait que les patients décèdent si rapidement: ils sont donc peu nombreux. Cela semble cruel et, c’est effectivement le cas. Le neurobiologiste Ludo Van Den Bosch et le neurologue Philip Van Damme continuent de chercher avec acharnement les mécanismes qui causent la SLA et aux moyens d’intervenir. Van Den Bosch mène ses travaux depuis son laboratoire au VIB-KU Leuven Center for Brain & Disease Research (ou Centre VIB-KU Leuven pour la Recherche sur le Cerveau et les Maladies), en étroite collaboration avec la Ligue SLA. Cela lui a valu plusieurs récompenses prestigieuses.
Van Den Bosch : « L’injection financière d’Opening the Future nous a donné un départ fulgurant pour travailler sur les induced pluripotent stem cells (iPSCs) ou cellules souches pluripotentes induites (CsSPi). En collaboration avec l’Institut des Cellules souches de Louvain, nous transformons les cellules cutanées des patients en cellules souches et puis, en motoneurones et en muscles. De cette manière, nous pouvons créer un modèle humain en laboratoire. » Dans ce modèle, Van Den Bosch a découvert qu’une erreur survient lors du transport de la cellule nerveuse vers les muscles et que cela peut être rétabli.
Philippe Van Damme, de son côté, traite des patients atteints de SLA à l’hôpital et réalise à la fois des études cliniques et des recherches en laboratoire. Pour cela, il utilise le matériel multi-omiques spatial qui a été cofinancé par Opening the Future. Au cours des prochaines années, il espère découvrir le rôle des cellules gliales dans la SLA.
La valeur ajoutée de la technologie et de la collaboration avec des ingénieurs est essentielle. Van Den Bosch étudie les cellules humaines dans des chambres microfluidiques, une version perfectionnée de la boîte de culture en plastique. « Ces boîtes sont imprimées en 3D dans une salle blanche. Ensuite, l’Imec (Institut de microélectronique et composants) y place des électrodes. On obtient ainsi une puce qui permet de mesurer la contraction musculaire. » Philip Van Damme conclut : « Nous sommes à un point de basculement. En sautant à temps dans le train des révolutions technologiques, nous sommes en bonne position pour obtenir des résultats. »
Traduction: Viviane
Source: KU Leuven – Opening the future

