12 mai 2026
L’hôpital public Isabel Zendal de Madrid a introduit un exosquelette robotique à la pointe de la technologie visant à améliorer la qualité des soins pour les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA).
Selon un communiqué de presse de la Communauté de Madrid, il s’agit d’une première mondiale dans l’utilisation de ce type de technologie chez des patients atteints de cette maladie. Conçu pour reproduire les schémas des mouvements physiologiques, ce dispositif vise à soutenir et à entraîner les patients atteints de troubles neurologiques.
Fátima Matute Teresa, médecin, ministre de la santé du gouvernement de la Communauté de Madrid, a déclaré : « Sept patients par jour pourront bénéficier de ce dispositif, ce qui représente un bond en avant significatif, permettant des thérapies plus intensives adaptées aux capacités individuelles de chaque patient.»
Quels Sont Ces Dispositifs ?
Ces systèmes combinent plusieurs composants coordonnés.
- Exosquelette robotisé : une structure qui génère et ajuste le mouvement
- Tapis roulant : Contrôle la vitesse de marche des patients
- Système de soutien du poids : Un harnais permettant aux patients souffrant d’une faiblesse musculaire importante de s’exercer en toute sécurité
- Interface thérapeute : Un écran utilisé pour consulter les données et modifier les paramètres d’entraînement
- Systèmes de feedback au patient : Un écran proposant des jeux thérapeutiques ou des affichages en réalité virtuelle qui permettent aux patients de visualiser leur démarche, améliorant ainsi leur motivation et encourageant leur participation active.
- Unité de contrôle principale : L’ordinateur qui coordonne l’ensemble du système
Du Support Mécanique à l’Interaction Homme-Machine
Les exosquelettes de rééducation ont évolué, passant de structures mécaniques rigides et préprogrammées en systèmes sophistiqués et intelligents d’interaction homme-machine. Au lieu d’être des structures qui déplacent simplement le patient, ces technologies sont avant tout perçues comme des systèmes robotiques musculosquelettiques qui modulent le mouvement en temps réel grâce à des interactions avec le système musculosquelettique.
Cette évolution a radicalement transformé ces dispositifs et, les systèmes modernes intègrent désormais la biomécanique, le contrôle automatique et la neurophysiologie. La performance du dispositif dépend non seulement de sa conception mécanique, mais aussi de la réponse active du patient, rendant ainsi la participation de ce dernier essentielle dans cette technologie de rééducation.
La Physique Derrière les Exosquelettes de Rééducation
Un exosquelette est une orthèse motorisée ou un robot marcheur équipé d’actionneurs électriques au niveau des articulations de la hanche et du genou. Ces actionneurs sont conçus pour imiter les muscles biologiques en appliquant un couple (pour la rotation) aux articulations selon des principes biomécaniques afin d’obtenir un mouvement naturel et efficace.
Cette combinaison de capteurs fait office de « système nerveux » de l’exosquelette, permettant une surveillance en temps réel et un contrôle adaptatif de l’interaction entre le dispositif et le corps humain. Les principaux composants fonctionnels d’un exosquelette comprennent des transducteurs de force, qui détectent les charges mécaniques générées entre l’utilisateur et le dispositif ; des codeurs de position, qui mesurent avec précision la position angulaire et l’orientation de chaque articulation et, des capteurs inertiels, qui suivent l’accélération linéaire et la vitesse angulaire.
Toutes ces informations sont traitées par un système informatique qui exécute des algorithmes de contrôle ajustant en permanence les actionneurs électriques, permettant ainsi à l’assistance au mouvement de s’adapter aux besoins du patient en temps réel.
Pourquoi les Retours d’Informations Sont Importants
Le robot n’impose pas de mouvements rigides. Au contraire, il ajuste le niveau d’assistance en fonction des capacités du patient. Lorsque le patient participe activement, le système réduit l’assistance ; lorsqu’il a des difficultés à réaliser un mouvement, l’assistance augmente.
Il s’agit d’un modèle de contrôle partagé, dans lequel la récupération dépend à la fois de l’algorithme et des efforts du patient. Les interfaces de retour visuel aident également les patients à se concentrer sur leur démarche, à maintenir leur motivation et à encourager leur participation active tout au long du processus.
Avantages Potentiels
Le système permet d’effectuer un grand nombre de répétitions de marche au cours d’une seule séance dans un environnement contrôlé, tout en aidant les thérapeutes à maximiser chaque séance, en réduisant la fatigue physique et à leur permettant de se concentrer sur d’autres aspects de la rééducation.
La répétition intensive, associée à un retour de feedback sensoriel et visuel, peut contribuer à réorganiser les circuits neuronaux impliqués dans le contrôle moteur, favorisant ainsi la neuroplasticité chez les patients.
Traduction : Viviane
Source: Medscape

