Résumé
Introduction : La fatigue reste un symptôme mal compris chez les personnes atteintes de SLA, et on en sait peu sur son association avec d’autres symptômes, notamment les troubles fonctionnels, la cognition* et la douleur.
Objectif : Identifier les niveaux de fatigue, de douleur, d’ALSFRS-R et de cognition d’un groupe brésilien de personnes atteintes de SLA, afin de vérifier les influences possibles entre ces symptômes et la fatigue.
Méthodes : Il s’agit d’une étude transversale menée auprès de personnes atteintes de SLA qui ont été recrutées intentionnellement, à l’aide d’une méthode d’échantillonnage non probabiliste**. Après avoir accepté de participer, les participants ont été évalués à l’aide d’un formulaire d’évaluation standardisé, et des données concernant le niveau de fatigue, les scores ALSFRS-R, la cognition et la douleur ont été recueillies. Les données ont été analysées en classant la fatigue (avec et sans fatigue) et en tenant compte des covariables sociodémographiques et cliniques, puis en effectuant des comparaisons, des analyses bivariées et des analyses de régression linéaire multiple.
Résultats : Les données ont été recueillies auprès de 72 personnes atteintes de SLA. Les statistiques inférentielles*** ont révélé des différences entre les catégories de fatigue en ce qui concerne les scores ALSFRS-R, la cognition et la douleur. Après plusieurs analyses de régression linéaire, une association entre la fatigue et les variables dépendantes a été identifiée.
Conclusion : La fatigue est associée à des scores ALSFRS-R plus faibles, à un état cognitif plus médiocre et à des niveaux de douleur plus élevés dans une cohorte brésilienne de patients atteints de SLA. De plus, l’âge, le sexe, le niveau d’éducation et la durée de la maladie ont été identifiés comme des facteurs potentiels de fatigue, observée plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes atteints de cette maladie.
Traduction : V. Berlaimont
source : Amyotrophic Lateral Sclerosis and Frontotemporal Degeneration
*La cognition est l’ensemble des processus mentaux qui se rapportent à la fonction de connaissance et mettent en jeu la mémoire, le langage, le raisonnement, l’apprentissage, l’intelligence, la résolution de problèmes, la prise de décision, la perception ou l’attention (https://fr.wikipedia.org/wiki/Cognition)
**L’échantillonnage non probabiliste est une méthode qui consiste à sélectionner des unités dans une population en utilisant une méthode subjective (c’est-à-dire non aléatoire). Comme l’échantillonnage non probabiliste ne nécessite pas de base de sondage complète, c’est un moyen rapide, facile et peu coûteux d’obtenir des données. Cependant, pour pouvoir tirer des conclusions sur la population à partir de l’échantillon, il faut supposer que l’échantillon est représentatif de la population. (https://www150.statcan.gc.ca/n1/edu/power-pouvoir/ch13/nonprob/5214898-fra.htm)
***La statistique inférentielle utilise des techniques statistiques pour extrapoler des informations à partir d’un échantillon plus petit afin de faire des prédictions et de tirer des conclusions sur une population plus large. Les statistiques inférentielles vous permettent de tirer des conclusions et de faire des prédictions sur la base de vos données, tandis que les statistiques descriptives résument les propriétés d’une collection de données. (https://www.questionpro.com/blog/fr/statistiques-inferentielles/)

