8 avril 2025
ABSTRACT
(Pas de manuscrit, Abstract publié par Neurology avec clause de non-responsabilité : Les résumés n’ont pas fait l’objet d’une peer review par Neurology® et ne reflètent pas les opinions des rédacteurs ou du personnel de Neurology®)
Objectif :
La pridopidine 45 mg (deux fois par jour) a été évaluée dans l’essai de phase 2 HEALEY ALS Platform.
Contexte :
La pridopidine, un agoniste S1R, présente des effets neuroprotecteurs en améliorant les voies cellulaires altérées dans la SLA, notamment le stress du réticulum endoplasmique (RE). La pridopidine (1 μM) a réduit les paramètres du stress du RE, notamment l’expression de la BiP (réduction de 72 %, p < 0,0001) et de la CHOP (réduction de 50 %, p < 0,0001), et a augmenté la viabilité cellulaire de 69 % (p < 0,0001). De rares mutations du S1R provoquent la SLA.
Conception/méthodes :
Une analyse post hoc a été réalisée sur des sujets atteints de SLA certaine + probable d’après le critère de l’El Escorial et des sujets à un stade précoce (apparition des symptômes < 18 mois). Les critères d’évaluation comprennent l’évolution entre le début de l’étude et la semaine 24 de l’ALSFRS-R, ainsi que des mesures de la respiration, des fonctions bulbaires, de la parole et de la qualité de vie (QoL).
Résultats :
La pridopidine a été bien tolérée, conformément à son profil de sécurité antérieur.
La pridopidine (n = 37) montre un ralentissement de 32 % du déclin par rapport au placebo (n = 35) dans l’ALSFRS-R (semaine 24 Δ2,9, p = 0,03). Des bénéfices ont été observés dans les domaines respiratoire (semaine 24 Δ1,20, p = 0,03) et bulbaire (semaine 24 Δ0,93, p = 0,06) de l’ALSFRS-R. La pridopidine n’a entraîné aucune aggravation de la dyspnée (semaine 24 Δ0,62, p = 0,04). Des bénéfices sont observés au niveau de la vitesse d’élocution (Δ0,39, p = 0,005) et de l’articulation (Δ0,40, p = 0,002). La pridopidine entraîne une moindre détérioration de la qualité de vie (ALSAQ-40 Δ−10,83, p = 0,018), notamment dans les sous-domaines « manger et boire » (Δ−19,18, p = 0,015) et « communication » (Δ−13,03, p = 0,12).
Une analyse de survie de Kaplan-Meier montre une prolongation de la durée médiane de survie (~300 à 600 jours) par rapport aux participants ayant commencé tardivement (168 jours) le traitement par placebo puis par pridopidine (n = 12) (log rank p = 0,069). Le rapport de risque proportionnel de Cox (HR), ajusté en fonction des caractéristiques de base, est de 0,429 (p = 0,052).
Conclusions :
La pridopidine a démontré des effets bénéfiques dans plusieurs mesures cliniques de la SLA, y compris des avantages en termes de survie chez les participants atteints de SLA certaine ou probable et chez les participants à un stade précoces. Ces observations encourageantes soutiennent et éclairent la planification d’une étude de phase III.
Traduction : V. Berlaimont
Source : Neurology, Geva M. et al. 104 (7_Supplément_1) p.4881

