16 septembre 2026
Une étude de phase 2/3 évalue la capacité de COYA 302 à préserver les fonctions quotidiennes
- La SLA est une maladie neurodégénérative progressive caractérisée par la dégénérescence des neurones moteurs, due en partie à une inflammation nocive et incontrôlée du système nerveux.
- Les principaux symptômes comprennent une perte progressive des capacités physiques, notamment des difficultés à parler, à avaler, à marcher et à respirer.
- L’essai ALSTARS de phase 2/3 évalue COYA 302 afin de ralentir la progression de la maladie et de préserver les fonctions quotidiennes.
Coya Therapeutics approche des inscriptions complètes pour son essai clinique principal de COYA 302, un traitement expérimental contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), après avoir recruté son 100e participant.
L’essai ALSTARS de phase 2/3 (NCT07161999) vise à recruter 120 adultes atteints de SLA dans des centres aux États-Unis et au Canada. Coya prévoit d’atteindre l’objectif d’inscription dans les prochaines semaines et prévoit de communiquer les principaux résultats en avril ou en mai de l’année prochaine.
« L’inscription du 100e participant à l’essai ALSTARS représente une étape cruciale pour Coya et nous rapproche de la finalisation de cette importante étude de phase 2/3 », a déclaré Fred Grossman, président et directeur médical de Coya, dans un communiqué de presse de l’entreprise.
Déroulement de l’essai ALSTARS
L’étude est ouverte aux adultes âgés de 18 à 80 ans, dont les premiers symptômes sont apparus au maximum 28 mois auparavant, et qui répondent à des critères spécifiques de progression de la maladie. Les participants peuvent prendre les traitements approuvés pour la SLA : Rilutek (riluzole), Radicava (edaravone), et/ou Qalsody (tofersen), à condition qu’ils soient en rémission.
Pendant environ six mois, les participants recevront de manière aléatoire l’une des deux doses de COYA 302 ou un placebo. Après cette période initiale, tous les participants pourront entrer dans une phase d’extension au cours de laquelle ils seront traités grâce à COYA 302.
L’objectif principal de l’essai est d’évaluer si COYA 302 ralentit la progression de la maladie plus efficacement qu’un placebo. Les chercheurs mesureront les changements à l’aide de l’échelle d’évaluation fonctionnelle révisée de la SLA, un outil standardisé qui évalue les capacités quotidiennes telles que parler, avaler, marcher et respirer.
« Nous sommes profondément reconnaissants envers les patients, les aidants, les chercheurs et les équipes des centres cliniques dont la participation et l’engagement continuent de rendre possible l’essai ALSTARS », a déclaré Fred Grossman. « Nous attendons avec impatience les principaux résultats d’analyse. Si ceux-ci sont positifs, nous pensons que COYA 302 pourrait modifier considérablement l’évolution de cette maladie dévastatrice et offrir un nouvel espoir aux personnes vivant avec la SLA et à leurs familles ».
La SLA est une maladie progressive dans laquelle les neurones moteurs, les cellules nerveuses spécialisées qui contrôlent les mouvements, dégénèrent progressivement et meurent. Bien que les causes sous-jacentes de la SLA restent inconnues, les scientifiques pensent qu’une inflammation nocive et incontrôlée du système nerveux contribue à favoriser la progression de la maladie.
COYA 302 est une injection sous-cutanée associant deux molécules biologiques actives : l’interleukine 2 (IL-2) à faible dose et le CTLA4-Ig (abatacept). Ces composants agissent ensemble pour réduire l’inflammation.
Lors d’un essai précoce de phase 1, les patients ayant pris COYA 302 ont constaté un taux de déclin physique plus lent que leur taux de progression avant l’étude. La Food and Drug Administration américaine a récemment accordé à COYA 302 la désignation Fast Track. Elle vise à accélérer le développement de traitements susceptibles de répondre à des besoins non satisfaits dans la prise en charge de maladies graves.
Source : ALS News Today
Traduction : Mme Vega – Université de Bretagne Occidentale Brest

