Le fauteuil roulant contrôlé à l'aide de mouvements oculaires

← retourner à Développements technologique récents

24-12-2015

Le fauteuil roulant contrôlé à l'aide de mouvements oculaires : un inventeur, souffrant lui-même d’une maladie du motoneurone, crée un dispositif de guidage pour aider les personnes handicapées à se déplacer.

- M. Joyce Patrick et M. Steve Evans souffrent tous deux d'une maladie du motoneurone
- Elle les rend incapables d'utiliser leurs membres pour contrôler les fauteuils roulants électriques
- Ils ont inventé un système qui est commandé par les mouvements de leurs yeux
- Et permet à une ‘main ‘ imprimée en 3D de déplacer le joystick du fauteuil roulant à leur place

Par RICHARD GRAY 

Dans le but de donner aux gens paralysés et handicapés plus de liberté, un inventeur souffrant d’une maladie du motoneurone a mis au point un fauteuil roulant qu'il contrôle en utilisant seulement ses yeux.

M. Patrick Joyce, 46 ans, a créé la technologie ‘Eyedrivomatic’ après avoir commencé à perdre l'usage de ses muscles en raison de sa maladie.

L'appareil utilise la technologie ‘eye-tracking’ pour lui permettre d'émettre des commandes à un ordinateur et à une ‘main’ imprimée en 3D qui peut s'adapter sur le joystick d'un fauteuil roulant électrique ordinaire.

M. Patrick Joyce (photo), qui souffre d’une maladie du motoneurone, a mis au point un système qui lui permet de conduire son fauteuil roulant avec ses yeux. Il a créé le système, qui utilise la technologie ‘eye-trackin’ avec ses collègues M. Steve Evans, également atteint d’une maladie du motoneurone et le cinéaste M. David Hopkinson. L'équipe a obtenu une récompense pour l'innovation.

Ce schéma illustre le fonctionnement de l'appareil qui transforme les mouvements oculaires en commandes pour la chaise roulante.

Cela permet à des personnes handicapées qui ont perdu la capacité de contrôler leurs membres de se déplacer par eux-mêmes sans avoir à acheter de nouveaux et très onéreux fauteuils.

L'équipe, composée également du cinéaste M. David Hopkinson et de M. Steve Evans, un ami de M. Joyce, vient d’être récompensé par un prix de $ 196 000 du blog Hackaday.

M. Joyce, un ancien artiste de Wells, dans le Somerset, explique que cette technologie reprend des dispositifs qui sont déjà utilisés par de nombreuses personnes souffrant de maladies du motoneurone et de sclérose latérale amyotrophique.

Il dit avoir été en mesure de retrouver une grande indépendance en utilisant le Eyedrivomatic.

M. Joyce explique: « Steve et moi souffrons tous deux d’une maladie du motoneurone.

« Nous avons tous les deux un fauteuil roulant électrique. Je suis encore capable d’effectuer quelques mouvements avec mes doigts et je parviens encore tout juste à commander mon fauteuil. Steve, par contre, ne peux plus qu’utiliser ses yeux et dépendait donc entièrement des soignants pour utiliser le sien, jusqu’à la mise en œuvre de ‘Eyedriveomatic’. »

« Nous sommes tous les deux également équipés de ‘Eyegaze’, qui devient de plus en plus disponible. »

« Pour l'instant, il n'est pas possible de faire fonctionner l’un avec l'autre. »

« La technologie Eyegaze est uniquement destinée à commander un ordinateur, pas à faire fonctionner un fauteuil roulant. »

« Comme j’ai seulement le fauteuil ‘ Eyegaze’ en prêt, mon idée était de faire quelque chose qui serait l'interface entre l'ordinateur monté sur le fauteuil électrique et le déplacement physique du joystick. »

« Cela signifiait aussi ne pas apporter de modifications au matériel prêté et pouvoir travailler avec n'importe quel fauteuil roulant en combinaison avec Eyegaze. » 

 

CONTRÔLER UN ORDINATEUR SEULEMENT PAR LES PENSÉES 

La technologie qui permet aux gens de contrôler un ordinateur avec leur esprit s'améliore continuellement.

Les chercheurs ont récemment démontré comment des patients atteints de la SLA peuvent utiliser la technologie pour déplacer un curseur d'ordinateur d'un endroit à l'autre de l’écran simplement en pensant à lui.

Des capteurs des minuscules signaux électriques du cerveau ont été utilisés pour aider les patients à peindre sur un ordinateur à l'aide de leurs pensées.

D'autres chercheurs ont tenté de développer des fauteuils roulants et même des voitures qui obéissent aux changements dans les schémas électriques produits par le cerveau.

 

L’adaptation à la technologie ‘Eyedrivomatic’ utilise un ordinateur de bord (infographie) pour permettre à l'utilisateur d'émettre des commandes à l’appareil. Ce dispositif contrôle ensuite le levier de commande du fauteuil électrique

Il fait appel à une ‘main’ imprimée en 3D- (photo) qui peut être montée sur le joystick d'un fauteuil électrique conventionnel. Cela signifie que les personnes qui ont perdu la capacité de bouger leurs membres peuvent contrôler leur fauteuil avec leurs yeux.

M. Joyce a été diagnostiqué d’une maladie d'atrophie musculaire progressive en 2007, associée à une espérance de vie limitée à trois ans.

Cela ne l’empêche pas de s'associer, il y a deux ans, avec M. Evans, de Surrey, après avoir décidé d'améliorer leurs fauteuils roulant.

L'appareil est un système en deux parties doté d'un processeur 'brain box' et d’une 'main' électronique qui déplace le joystick du fauteuil.

En plus de l'aide du ‘Eyedrivomatic’ pour se déplacer, M. Joyce a également réussi à y raccorder un pistolet ‘Nerf ‘ pour tirer des fléchettes en mousse vers ses trois enfants.

Le système combine la technologie existante ‘Eyegaze’ au système de contrôle d’un fauteuil roulant électrique (photo). En reliant les deux, l'équipe a rendu la liberté à trois patients souffrant de maladies du motoneurone. 

M. Joyce (photo) a été diagnostiqué d’une maladie du motoneurone en 2007 et d’une espérance de vie de trois ans.

M. Joyce, M. Evans et M. Hopkins ont remporté, avec leur innovation, le premier prix du blog Hackaday, devant 1 000 autres participants.

Le valeur monétaire du prix leur été offerte en alternative au voyage dans l'espace, qui est le premier prix du blog Hackaday.

M. Joyce a déclaré accepter l'argent plutôt que le voyage dans l'espace :

« Je suis heureux de notre victoire, J'aimerais aller dans l'espace, mais Eyedrivomatic a été un travail d'équipe et, malheureusement, nous ne pouvons pas tous nous serrer dans un seul siège sur le vaisseau, donc nous allons prendre l'argent. »

« Je n'étais pas censé vivre aussi longtemps et nous n'avions pas prévu que je sois encore en vie au moment de l’adolescence de nos enfants. »

L'équipe a maintenant mis les plans du ‘Eyedrivomatic’, qui se compose de parties imprimables en 3D, en ligne et il peut être téléchargé gratuitement.

 

Vertaling: Fabien

Bron: Daily Mail

Share