Une protéine capable de retarder la SLA?

24-08-2012

Par: NOBUHIKO TAJIMA/ Staff Writer

Gifu/Japon - Des chercheurs ont identifié une protéine qui pourrait retarder le développement de la Sclérose Latérale Amyotrophique, une maladie dégénérative des cellules nerveuses, qui est à l’origine de la faiblesse et de l’atrophie musculaire. L’annonce a été faite par une équipe de chercheurs de l’Université pharmacologique de Gifu, sous la direction du Hideaki Hara, professeur en pharmacologie moléculaire. Ceci pourrait déboucher sur le développement de nouveaux médicaments et d’un diagnostic anticipé. Le 13 août, les résultats de l’étude ont été publiés online sur ‘Scientific Reports’, par les scientifiques.

La protéine étudiée porte le nom de glycoprotéine transmembranaire NMB (GPNMB). Les chercheurs déclaraient avoir provoquer chez des souris une présence accrue de gènes mutés de superoxide dismutase (SOD1), un enzyme dont on croit être une des causes de la SLA. Les souris manifestaient des niveaux plus importants de GPNMB que normalement. Ensuite, on introduisait chez les souris des quantités plus élevées de GPNMB. On constatait ainsi que la SLA se développait moins vite. De plus, les rongeurs survivaient plus longtemps après la manifestation de la maladie.

Les chercheurs découvraient que des injections de GPNMB dans les nerfs moteurs affectés donnaient lieu à une amélioration du fonctionnement cellulaire. Ils déclaraient que le niveau de GPNMB présent dans le sérum sanguin et dans le liquide céphalo-rachidien était aussi sujet à une augmentation.

Ces découvertes inspiraient les chercheurs à conclure qu’il y a une relation étroite entre le taux de GPNMB et le début de la SLA et sa pathologie; ainsi que la possibilité existe que le GPNMB pourrait prévenir l’endommagement des cellules motrices nerveuses.  

Annuellement, sur 10.000 individus, la SLA touche une ou deux personnes. Au Japon, quelques 8.500 personnes sont atteintes. Jusqu'à présent, le diagnostic de la SLA ne se fait qu’après le développement de la maladie et par l’élimination d’autres maladies.

Les chercheurs espèrent élaborer un nouveau médicament. Puisque les résultats indiquent que si un taux élevé de GPNMB est confirmé chez les patients SLA, un diagnostic et un traitement anticipé seront alors possible avant la poussée complète de la maladie.

 

Traduction : Ligue SLA

Source : The Asahi Shimbun AJW

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